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Cloud washing : ne venez plus me voir

publié le 15 févr. 2011 à 13:16 par François Tricot   [ mis à jour : 10 avr. 2012 à 07:29 ]

Cela fait des années que je pousse les entreprises à adopter les solutions du Cloud Computing. Des années pendant lesquelles j'ai entendu la mêm rengaine : sécurité, fiabilité, dépendance, fiabilité de l'éditeur, localisation des données, blablabla

Ceux qui me connaissent savent qu'il n'y a pas de concession à attendre de ma part sur mes convictions. C'est ainsi que j'ai implémenté des solutions Cloud dès que j'ai commencé en tant que décideur, C.I.O, après les avoir recommandé en tant que consultant.

Quel bilan après 2 ans 1/2 de Intuit Quickbase et 1 an 1/2 de Google Apps, pour respectivement 700 et 2500 personnes ?

  • Sécurité : nous n'avons à ce jour déploré aucun sinistre. Nous avons même la possibilité de rendre l'accès à Google Apps quasiment impossible grâce à l'authentification forte récemment déployée.
  • Fiabilité : avec Google, quasiment aucun problème à déplorer. Avec Intuit, un passage à vide l'an dernier s'est traduit par 2/3 jours d'indisponibilité. Ce qui est énorme, mais n'a eu aucun impact business dans mon cas
  • Dépendance : quelle est la différence entre la dépendance à un offreur qui vit de la qalité jour après jour de sa prestation, dans un environnement concurrentiel ou migrer vers une autre solution st quasiment gratuit ? Les éditeurs avec qui nous avons des contrats de licenses nous maltraitent bien plus lorsqu'il s'agit d'étendre le périmètre des licenses à de nouveaux utilisateurs. La transparence des prix du Cloud a au moins cet avantage par rapport aux pratiques des éditeurs qui se rapprochent plus du racket que de la collaboration. (J'ai les noms des voleurs si vous le souhaitez)
  • Fiabilité de l'éditeur : ce n'est pas un problème si vous vous adressez aux grosses solutions du web. Vous n'aurez pas plus de migraitons que celles imposées par l'arrêt de la commercialisation d'une solution suite à un rachat. Tiens, ça ressemble à ce qu'il m'arrive avec Sun Identity Server suite au rachat par Oracle. (encore eux ?)
  • Localisation des données : une société mondiale héberge la plupart du temps ses données de type email à 1 seul endroit. La problématique de la location est réellement identique, car elle ne peux en aucun cas être répartie en fonction des lois des pays. Ce qui est vrai pour le siège devient faux pour une filiale. Il faut donc faire "avec".
Je suis donc totalement satisfait de mes choix. Ils sont moins confortables que si j'avais la complète maîtrise des changements de version, de la roadmap, de la locaiton des données, de la sécurité etc... Mais il sont bien plus efficaces :
  • Coût nettement inférieur aux solutions in-house
  • Exploitation 24/7
  • Administration aisée, mes enfants sauraient le faire
  • Accessibilité mondiale
  • Infrastructure sécurité bien plus performante que ce que je pourrais faire dans mon entreprise
  • Disaster Recovery Plan bien meilleur que ce que je pourrais faire. Et tout est compris.
  • Et surtout : des utilisateurs utilisant toujours la dernière version du logiciel, une informatique généralement conçue en self-service, flexible, rapide.
Maintenant, tout le monde en parle. Cloud public, cloud privé (foutaise), cloud washing. Everything I do is "cloud".
La dernière solution que j'ai eue à évaluer, se disant SaaS, s'adressant aux équipes de paie d'une part, et à tous les employés d'autre part, nécessite l'installation d'un client ICA (Citrix) pour accéder à travers un VPN SSL aux serveurs de l'éditeur. Et l'installation d'ActiveX sur le portail employé. De qui se moque t'on ?

Editeurs, si vous me lisez, la prochaine fois que vous venez me présenter ce genre de solution en vous prétendant Cloud ou SaaS, vous repartirez avec le goudron et les plumes. Ca ne me fait plus rire, en 2011, d'avoir à perdre mon temps avec des éditeurs has been qui ne maîtrisent même pas les technologies.

Le précédent éditeur qui m'a appelé sur ce domaine, avait trouvé intéressante ma présentation sur le Cloud lors d'une conférence, et voulait me présenter ses solutions sécurité à base de VPN SSL. Avait-il écouté ? Avait-il compris ?

Après 2 ans 1/2 du côté Informatique d'Entreprise, je peux vous le confirmer : la plupart des éditeurs livrent des produits mal conçus, mal codés, pas scalables, lents, nécessitant des ressources anormalement élevée, ajoutant plein de contraintes sur le poste de travail.

Chez moi, c'est le cas de l'ERP : son frontal Web ne tient même pas 50 utilsateurs par serveur. Une 'application' (l'accès à un module donné), met 10 à 30 secondes à s'afficher. Lorsque le temps de latence du réseau est supérieur à 300 ms (le cas d'utilisateurs au Brésil pour des serveurs en France par exemple), la performance est extrêment dégradée.

Chez moi, cest le cas de la conso financière. Elle ne fonctionne qu'avec IE. Elle nécessite un paramétrage d'IE qui est incompatible avec l'usage de l'ERP. Sa performance est catastrophique. Certains rapports, un peu lourds, s'affichent en 1 minute en client lourd et en 30 minutes en client web.

Ces deux dernières solutions appartiennent aux plus gros éditeurs de la planète. La liste est longue. La coupe est pleine. Les mêmes se permettent de nous facturer une maintenance à >20%. Du racket.

La liste est longue. La coupe est pleine.

Si tu es commercial ou technique éditeur, et que par hasard, tu consultes ce blog avant de venir me voir, si tu n'es pas certain des qualités techniques de ton logiciel, annule, ça nous évitera de perdre du temps.

Coup de gueule : le scandale de la non-vaccination H1N1

publié le 14 déc. 2009 à 08:25 par François Tricot

  • Par chance ou protégés, des millions de français n'auront pas la grippe A(H1N1).
  • Par malchance, des millions de français auront la grippe A(H1N1).
  • Par malchance ou mal conseillés, des centaines ou des milliers de français en mourront.
Ceux qui ne se seront pas fait vacciner auront contribuer à laisser la pandémie se propager.

Des milliers de médecins auront eu une attitude inexcusable : laisser s'insinuer le doute sur l'importance de la vaccination et sur les risques associés.
Ces mêmes médecins, lorsqu'ils vaccinent dans leur cabinet, sont forcément favorables à la vaccination pour la grippe saisonnière.

Des dizaines de journalistes auront fait parler des dizaines de pseudo-experts incompétents, auront colporté, comme à leur habitude, des faits non vérifiés, non scientifiques.

Comme me l'a dit une amie, Louis Pasteur doit se retourner dans sa tombe en voyant comment l'obscurantisme ou le mercantilisme ont eu raison de la science.

Des dizaines ou des centaines de millions de vies ont été épargnées grâce à la vaccination, depuis 1796 contre la variole, depuis 1945 contre la grippe, en passant par la peste, la diphtérie, le tétanos, la tuberculose, la coqueluche, la poliomyélite, la rubéole, la varicelle etc... (cf Historique de la vaccination).

Internet a servi à une campagne de désinformation des plus abominables, générant une crainte et une méfiance qui nous met dans une mauvaise situation alors que nous aurions pu être dans une bien meilleure.

Tout ça me met en colère.

La stratégie d'IBM en Cloud Computing

publié le 27 nov. 2009 à 09:33 par François Tricot

J'ai rencontré aujourd'hui John R. Harrison d'IBM, qui est en charge des Petites et Moyennes Entreprises du marché, pour une 2 heures 1 / 2 de discussion sur le Cloud Computing.

John est en visite 2 semaines en France et est décrit comme un expert du Cloud chez IBM. Notre représentant des ventes chez IBM organisé cette rencontre à Libourne et c'était vraiment agréable d'entendre sa définition du Cloud Computing ainsi que la stratégie d'IBM.

Pour résumer, je dirais qu'IBM définit le Cloud Computing IBM comme ayant les caractéristiques suivantes:
  • Scalable vers le haut et en bas / flexible
  • Accessible partout
  • Orientée utilisateur final
Pour John, le Cloud Computing est la réponse actuelle à l'évolution de l'industrie IT de faire toujours plus avec toujours moins, comme toujours.
Le Cloud Computing n'est qu'une autre étape, après la virtualisation. Il nécessite des solutions standardisées et le self-service pour les utilisateur.

IBM définit également 2 types de Cloud :
  • Le Public Cloud : quand l'infrastructure nous appartient
  • Le Private Cloud: lorsque nous ne possédons l'infrastructure. Celle-ci peut être soit au sein de notre centre de données soit hébergée
IBM investit dans ces nouveaux choix de déploiement qui se nomment Smart Business on the Cloud IBM (services standardisés), Smart Business Cloud (Serices sur le Private Cloud, derrière le pare-feu, mis en place et/ou gérés par IBM), Smart Business Systems (systèmes pré-intégrés optimisés).

Les services suivants seront fournis sur ces 3 options de déploiement :
  • Business Analytics et Business Intelligence
  • Collaboration
  • Développement et Test
  • Postes de travail
  • Infrastructure de capacité de calcul
  • Infrastructure de stockage
  • Applications

Expliquer le cloud computing simplement

publié le 26 nov. 2009 à 12:43 par François Tricot   [ mis à jour : 26 nov. 2009 à 12:44 ]

Salesforce a réalisé une excellente vidéo pour expliquer le cloud computing


SaaS et Enterprise 2.0

publié le 20 nov. 2009 à 14:05 par François Tricot

Au menu d'Informaquitaine 2009 étaient le SaaS et l'Entreprise 2.0.

J'ai bien entendu participé aux 2 tables rondes pour partager mon aventure dans ces domaines avec mes collègues de la région.

J'ai pu parler de notre déploiement mondial de Google Apps, de nos applications en mode SaaS (il n'y a plus assez des 10 doigts pour les compter), de mes ambitions de type Enterprise 2.0 pour ma société.

La présence de nombreux passionés à ces deux tables rondes m'ont fait mesurer comment cette préoccupation est maintenant au coeur de chaque DSI, et aussi combien il reste de chemin à faire avant que chaque société change ses mentalités, casse ses barrières mentales, pour profiter de l'opportunité offerte par l'Entreprise collaborative.

En effet, il nous a fallu répondre à de multiples questions sur la sécurité, le filtrage, la responsabilité légale de l'entreprise, pour presque occulter le débat sur la valeur, l'innovation accélérée par le partage des connaissance, la mise en réseau des experts et chercheurs de l'entreprise, la communicaiton affranchie des barrières organisationnelles et autres nouveautés permises par les outils et organisation du monde de l"entreprise 2.0.

Voilà quelques photos pour illustrer cette excellente journée organisée par l'ADEISO :




Informaquitaine 2009

publié le 5 nov. 2009 à 05:47 par François Tricot   [ mis à jour : 5 nov. 2009 à 05:49 ]

Je participe aux tables ronde sur SaaS et Entreprise 2.0 de la journée Informaquitaine organisée par l'ADEISO à destination des DSI et professionnels de l'informatique dans cette région.

Qu'est-ce que le Cloud Computing ?

publié le 27 juil. 2009 à 22:34 par François Tricot

Une excellente vidéo, en Anglais, qui essaie de définir le Cloud Computing.
Prenez un quart d'heure pour la regarder, ça vaut le coup.

En plus, les concepts présentés s'appliquent à d'autres industries

What is Cloud Computing


BIME, la Business Intelligence 2.0

publié le 8 juil. 2009 à 13:13 par François Tricot   [ mis à jour : 24 août 2009 à 03:50 ]

J'ai eu une présentation hier de la technologie BIME, une solution de Business Intellignce SaaS, qui se connecte à vos données d'entreprise, aux spreadsheets de Google, à SimpleDB d'Amazon, à vos spreadsheets Microsoft, et les affiche en quelques clics et drag & drop.

Les rapports ainsi produits sont partageables très simplement, par l'envoi de l'URL, ou peuvent être insérés dans un site web par l'intermédiaire de l'objet flash généré.


L'éditeur est fait en flex. Ce choix permet aux développeurs de BIME de vous fournir une interface d'une ergonomie remarquable, qui rend les solutions classiques de Business Intelligence bien pâles.

Des tutoriels vidéos sont intégrés partout, lorsque l'utilisateur peut en avoir besoin. Une aide en ligne comme je les aime : pas de livre à ouvrir, pas de cours à suivre pour commencer à utiliser la solution.

BIME



Au final, le pricing, à l'heure actuelle, se fait par mois et par créateur de rapport. Les 'viewer' ne paient pas.

Malgré la jeunesse de la solution (modèle de sécurité discutable, seule une source peut être utlisée pour faire un report), c'est déjà un visualisateur de données très complet, et je souhaite un avenir plein de projet à l'équipe montpelliérenne qui a fabriqué ce petit bijou.. En plus de ça, je ne dit pas que je ne vais pas souscrire...

De la performance

publié le 29 juin 2009 à 05:00 par François Tricot   [ mis à jour : 24 août 2009 à 03:51 ]

Voilà une vidéo qui préfigure ce que pourrait être la performance d'un PC si elle n'était pas limitée par la vitesse des disques durs.
Espérons que les disques SSD vont se populariser et remplaceront ou complèteront les PC de demain.
Bluffant non ?

La théorie de l'évolution, l'histoire de la vie

publié le 29 juin 2009 à 04:57 par François Tricot   [ mis à jour : 29 juin 2009 à 04:59 ]

Publié le 06/03/2009

Je viens de terminer le pavé de 500 pages 'Darwin, dessine-moi les hommes' de Claude Combes.
D'une part, j'ai habité pendant 2 ans à quelques kilomètres d'où Darwin est né, en 1809. Et d'autre part, maintenant que je travaille dans la santé animale, ça me permet de mieux comprendre pourquoi nous faisons des médicaments avec des molécules issues de la recherche des laboratoires pharmaceutiques humains, qui les ont testées sur des animaux pour en déduire leurs effets sur des hommes, et qu'en retour, nous utilisons pour soigner des maladies animales (la boucle est bouclée).

Cette lecture est passionante. L'auteur a souhaité écrire pour le plus grand lectorat possible, mais il faut reconnaître que quelques connaissances scientifiques sont nécessaires pour rester passionné jusqu'au bout des 500 pages.

J'ai particulièrement aimé les images qui permettent de se rappeler des principaux chiffres telle que :
  • l'histoire de la vie sur terre, c'est comme une étagère de 38 livres de 100 pages, chaque page racontant 1 million d'années. L'histoire de l'homme moderne, ce sont quelques lignes sur la dernière page du dernier livre.
  • l'homme est approximativement constitué de 100 000 milliards de cellules. L'ADN d'une cellule, déplié, mesurerait 2 à 3 mètres. Dépliées et mises bout à bout, toutes les molécules d'ADN d'un homme auraient une longueur équivalente à 100 fois la distance de la terre à la lune.
Tout ça pour s'émeveiller devant le résultat, la vie, toutes les formes de vies, et particulièrement celle de l'humanité, caractérisée par l'homme, l'intelligence, la conscience.

Après cette intense lecture, le plus grand mystère, pour moi, tient dans l'évolution d'une espèce vers une autre espèce. Qu'est-ce qui, même en millions d'années, transforme une espèce en une autre, complètement différente ? 

L'homme descend des primates qui eux mêmes, après de multiples évolutions, viennent de la bactérie...

Si vous vous posez ces questions, tentez cette lecture. Elle est peut êter un peu ardue, mais plus sensée que tout ce que vous trouverez chez les partisans d'un monde créé d'un coup de baguette magique.

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